Ministère de l'Economie
et des Finances (MEF)
République d'Haïti
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MEF / Le pari pour la modernité et la croissance

Projet de loi de finances 2018-2019

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Discours d'installation du Ministre Michel Patrick Boisvert

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Vision Stratégique 2017-2022 du Ministère de l'Economie et des Finances

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Taux d'inflation
Juillet 2018 - Juillet 2019
Mois Glissement annuel Variation mensuelle
Juillet 2019 19.1% 1.6%
Juin 2019 18.6% 1.8%
Mai 2019 18% 1.4%
Avril 2019 17.7% 1.7%
Mars 2019 16.8% 0.7%
Février 2019 17.0% 1.7%
Janvier 2019 15.5% 1.6%
Décembre 2018 15.4% 1.5%
Novembre 2018 14.5% 1.4%
Octobre 2018 14.3% 1.5%
Septembre 2018 14.6% 1.5%
Août 2018 14.1% 1.4%
Juillet 2018 13.6% 1.5%
Référence IHSI

FAIRE DE L'AGRICULTURE UNE LOCOMOTIVE, LE MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES, M. WILSON LALEAU DEVOILE SON PLAN

Pour faire de l’agriculture une locomotive comme il l'a annoncé, le ministère de l’Économie et des Finances compte toucher les principaux problèmes auxquels est confronté le secteur. Les autorités ne manquent aucune occasion de faire savoir qu’il y a un déficit d’investissement dans l’agriculture. Après diagnostic, on conclut que ce secteur fait face à bien d’autres difficultés. Dans le cadre de la relance définitive de ce domaine, un programme a été élaboré en vue d’approcher ces problèmes. Au cours du prochain exercice fiscal, des fonds seront mis à la disposition de ce secteur. Ce programme prendra en compte les problèmes liés à l’irrigation tout en mettant l’accent sur le transfert de technologie.

Cette démarche entre dans le cadre d’un programme de développement des infrastructures agricoles et agro-industrielles. Sept milliards de gourdes, c’est le montant des fonds mobilisés pour la mise en œuvre de ce programme au cours de la première année. Si l’on en croit le ministre de l’Économie et des Finances, Wilson Laleau, ces fonds seront utilisés afin de construire des infrastructures agricoles et d’appuyer les entrepreneurs agricoles. Aussi, explique-t-il, les interventions seront effectuées dans cinq grandes régions définies par le ministère de l’Agriculture comme étant des zones à forte potentialité agricole.

Dans ces contrées, la priorité sera accordée à l’ensemble des facteurs qui conditionnent la production agricole. De concert avec des ministères transversaux, des actions concrètes seront effectuées afin de construire des routes agricoles et de permettre aux potentiels investisseurs d’avoir accès à l’énergie électrique. « L’objectif est de stimuler des investissements qui pourraient accélérer l'expansion de la production agricole pour la porter à des niveaux qui permettent de réduire la pauvreté rurale par la création d'emplois valorisants », informe le ministre.

En vue d’atteindre cet objectif, les principales interventions concernent les infrastructures d’irrigation. Par ce programme, les décideurs comptent non seulement augmenter la superficie irriguée mais également encadrer les associations d’irrigants. Les actions à court et moyen terme portent sur la réhabilitation et l’aménagement des infrastructures physiques susceptibles de mettre en valeur plusieurs dizaines de milliers d’hectares de terre.

A ce niveau, le ministre parle de plus de 40 000 hectares additionnels qui seront irrigués au cours des trois prochaines années, en comptant sur la continuité dans la gestion de la chose publique. Dans cette même lignée, tenant compte que les systèmes d’irrigation existants ont connu des dégradations à bien des égards, le programme prévoit également de réhabiliter les infrastructures desservant plus de 50 000 hectares dans l’optique de développer l’autonomie du pays en matière de production des biens de base.

Tout laisse croire que ce programme est façonné pour propulser l’agriculture commerciale, un élément important dans l’optique de diminuer le déficit de la balance commerciale du pays. Dans tous les forums, l’on ne cesse de répéter qu’il est inconcevable que le pays continue d’importer des denrées agricoles capables d’être cultivées en Haïti. Quoique inexacts dans bien des cas, le ministère de l’Agriculture détient des chiffres concernant le nombre d’hectares de terre cultivables qui ne sont pas mis en valeur. M. Laleau affirme que le programme de développement des infrastructures agricoles et agro-alimentaires est conçu dans la logique de mettre un terme à cet état de fait. Les infrastructures d’irrigation et les investissements sont, pense-t-il, les principaux besoins de cette classe.

Cependant, il ne compte pas négliger l’aspect technique de la question. Il croit par-dessus tout que les investissements tendant à accroître la capacité de production dans l'agriculture doivent porter non seulement sur les avoirs matériels, mais aussi sur la diffusion d'informations scientifiques et technologiques et la valorisation du capital humain. Il souhaite que les prochains dirigeants continuent de booster ce secteur en continuant de faire de l’agriculture la locomotive de l’économie du pays.

Le Ministre
Michel Patrick Boisvert
Ministre de l'Economie et des Finances

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27-mars-2020
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